Music

In Girum Imus Nocte

AVAILABLE HERE on CD, 12" Vinyl & digital download.
Released on .
Licensed under the Creative Commons BY-NC-ND 3.0 France License .

Recorded & mixed by Nicolas Dick in at Studio Tog.
Mastering by Sonics Mastering.
Artwork by Yasmine Blum

Many thanks for their support to: A.M.I., Le bureau Détonnant, En veux-tu? En v'là!, La Meson, among many others.

Tour Dates

Wednesday, 4 March 2015
21:00

TBC @ L'Embobineuse

Marseille, France

Press

Videos

Pictures

Album Reviews

NoiseMag / NextClues [fr]

Das Simple. C’est eux qui le disent, car leur musique est un véritable jeu de fausses pistes. On croit d’abord tenir un de ces groupes surfant sur une énième vague no-wave, on se fait prendre à contre-pied par une bonne grosse noise à la française, et lorsqu’on semble s’être stabilisé sur un prog-rock déluré, c’est un plan black métal hautement comique qui tape l’incruste pour bien nous faire comprendre que Das Simple ne se prive de rien. Surtout de ne jamais se prendre au sérieux et de ne respecter aucun code. Pas même ceux du jazz-rock lénifiant ou du punk pour punks à chiens.

Alors, encore un nouveau groupe à tiroirs, un joyeux fourre-tout outillé par de grands comiques iconoclastes ? Sûr et certain que Das Simple, dans 90% de ses chros, doit voir défiler le nom de Mr. Bungle et se faire traiter d’Objet Musical Non Identifié qui casse des barrières, mais je ne crois pas que ce soit forcément la diversité des plans proposés qui fasse la force de cet album qui aurait mérité de porter un nom. Une sorte de descente aux Enfers, un Heart Of Darkness ? C’est pas super original comme image, ça aurait fait un titre d’album vraiment pitoyable, mais je le vois précisément comme ça, car cette musique ne cesse de s’obscurcir de morceau en morceau. On rigole de moins en moins - sauf pour ce fou rire général dû à ce solo à frisettes ventilées qui ne débarque qu’en 7ème plage (sur 8), et ces sauts de cabris pour les excursions lyriques de Nimrod, tube incontestable qui arrive comme un cheveu (bienvenu) en piste 6 (This IS the shit, babe!) -, le chant se fait de plus en plus rare pour dispar)ître complètement, les guitares plongent progressivement dans l’introspection, et le bassiste… le bassiste en fait c’est Marlon Brando dans Apocalypse Now, il devient de plus en plus fou, et finit par perdre l’équilibre après nous avoir mis un nombre incalculable de coups de manche derrière la nuque. Le son de basse que Nicolas Dick de Kill The Thrill a capturé est vraiment monstrueux sur cet album - le reste l’est tout autant mais j’ai encore plus bloqué sur la basse -, et moi qui me disais il y a quelques années seulement qu’à Marseille il n’y avait plus un seul bon groupe, entre Binaire, toute la clique X-Crocs Records (The Cave Canem, Conger! Conger!), UFO Gestapo, The Dawn, Ntwin et Alpha Ville Guru, il va bientôt y en avoir assez pour reboucher le Vieux Port.

Pour ceux qui ont besoin de groupes références pour cibler leur produit, je dirais que Das Simple pourrait découler de l’accouplement d’un Kourgane et d’un Singe Blanc qui auraient copulé pendant que Rope, pour se détendre les doigts, reprenait l’intégralité de Trout Mask Replica. Ou un truc dans ces eaux-là, pour bricoler une phrase avec les groupes qui me sont venus à l’esprit quand il a fallu en choisir trois pour le « voir aussi ».
(8.5/10)

[Original article]
↑Jump back a section

Heavy Mental [fr]

[...] Das Simple joue du voodoom et dans le courrier joint avec le disque l’un de ses membres explique que Das Simple revendique son côté schizophrène. Ça tombe bien, moi aussi. J’en profite au passage pour rajouter et affirmer que pour aimer et écouter de la musique, il faut être sacrément schizophrène, monomaniaque et caractériel. Exactement tout ce que m’évoque aussi les huit titres de cet album sans nom enregistré du côté de Gardanne par Nicolas Dick, l’homme de Kill The Thrill. Celui-ci a concocté un son sur mesure au groupe, n’imposant en aucune façon sa marque de fabrique. Le mastering - pour une fois qu’on en parle - est l’œuvre de Will Turner-Duffin - je connais pas donc finalement on ne va pas en parler plus que ça - et le résultat question rendu sonore est assez fabuleux: puissant et plein de contours. Exactement ce qui convenait à la musique d’un groupe comme Das Simple. Une musique protéiforme mais toujours fulgurante et un groupe qui, malgré sa schizophrénie revendiquée, donc, ne se laisse pas enfermer aussi facilement.

TSLA donne d’entrée une excellente impression de Das Simple. TSLA est un titre hard core/noise oblique, puissant, lourd et énervé qui vous colle une bonne dose d’adrénaline dans la pataphysique. Et l’impression donnée par TSLA est d’autant plus excellente qu’elle est complètement fausse. Déjà Das Simple termine le titre par des gratouillis limite souffreteux et puis qui y a-t-il de commun entre cette entrée en matière et le dernier titre, un Pleism, lourd, répétitif, nauséabond et bardé d’éclair bruitistes ? Rien. Absolument rien. Entre les deux on ne comptera pas les explosions noise (Coloured Food Tastes Good), les aboiements indus, les fausses accalmies (Dance N° 5, Tales Of The Galactic Serpent Part 1), les déviances psychotiques (All The Nice Things You Can Buy In Bubaï), les digressions free (Tales Of The Galactic Serpent Part 2), les martèlements martiaux (Tales Of The Galactic Serpent Part 2, encore) ou les tentations death/grind (Tales Of The Galactic Serpent Part 2, toujours).

Seuls fils conducteurs entre tous les « visages » de Das Simple, les guitares systématiquement intraitables et cette basse qui s’impose comme le guide spirituel d’une révélation/révolution permanente. Et je ne vous parle même pas du chant qui, quel que soit le registre emprunté, est systématiquement excellent, pénétrant et même, parfois, drôle. Décidemment, je ne trouve pas réellement de défauts à Das Simple - en dehors de la ville d’origine du groupe je veux dire - et ce premier album s’inscrit directement au panthéon des découvertes fondamentales de cette année.

[Original article]
↑Jump back a section

Music In Belgium [fr]

Avec un article teuton devant le nom et une pochette d’album rappelant l’étrange symbolisme autrichien de Gustav Klimt, il y avait fort à parier que Das Simple arrivait directement en provenance d’une quelconque république d’Europe centrale ou des froides contrées scandinaves. Première embrouille: les musiciens viennent de Marseille. Deuxième embrouille: ils prétendent sur leur site MySpace venir à la fois du Vatican et de Dubaï, tiens donc. Mais, à l’écoute de leur musique, le quatuor phocéen vient certainement de l’espace intersidéral ou du paradis, où il a retenu quelques leçons prodiguées par le fantôme de Frank Zappa et les a retranscrites en une sauce progressive et métallique contemporaine héritée de Mr. Bungle, Fantômas ou Meshuggah.

Certes, les influences se bousculent au portillon quand il s’agit d’évoquer la musique de Das Simple mais il ne faut surtout pas se méprendre et reconnaître en ce groupe une personnalité musicale évidente. Et ce n’est pas le nom du groupe qui va servir de meilleur qualificatif pour saisir cette musique. Du simple, ici, il n’en est pas question. Mais Das Simple ne verse pas non plus dans la complication érigée en mode de pensée et parvient à emmener sa divagation musicale sur des routes néanmoins bien maîtrisées et cohérentes. Ce n’est pourtant pas du tout évident à l’écoute du premier morceau "Tsla" qui démarre dans un grincement anarchique d’instruments apeurés et qui voit le chanteur proférer des menaces dans une sorte de langage kobaïen cher à Magma (encore un groupe qui pourrait servir d’influence à Das Simple). Ce qui frappe aussi d’entrée de jeu, c’est la basse ronflante et volatile qui dessine des lignes rythmiques hyperactives, emportant avec elle des guitares acérées et une batterie épileptique.

Les huit morceaux de cette odyssée fantasmagorique vont se répandre en une succession de moments enragés alternés avec une douceur inquiétante. Das Simple agglomère en un seul disque une montagne de styles différents, toujours choisis parmi les musiques les plus déviantes du spectre rock. Là où le groupe fait très fort (et d’autant plus fort que c’est son premier album), c’est qu’il échappe au piège souvent courant pour un premier album: l’amoncellement de tous les styles préférés des musiciens en un ensemble pas toujours digeste et trop hétéroclite. Ici, les paysages progressifs, alternatifs, métalliques et néo-métalliques se succèdent en une peinture abstraite où il est néanmoins facile de se repérer. On reste embourbé dans les soubresauts de basse de "Tales of the galactic serpent (part 1)", aplati par un sludge stroboscopique dans "All the nice things you can buy in Dudaï" ou giflé par le chant nerveux et cyclothymique de "Coloured food tastes good" (morceau alliant du speed metal au progressif complexe de King Crimson).

Le voyage continue avec le rythme lent et névrosé de "Dance N.5" qui laisse subitement la place à des excitations tribales héritées de Clawfinger dans "Nimrod, if you want to see I follow the bombolone", lui-même recouvert par le très technique et massif "Tales of the galactic serpent (part 2)" d’où le chant a disparu pour laisser la place à la seule voix de la musique. "Plesim" achève la course dans l’anti-accord absolu et la musique des sphères, venant conclure un album à couper le souffle. Pas le premier du genre, mais un sacré beau spécimen.

François Becquart.

[Original article]
↑Jump back a section

Pertes & Fracas [fr]

Il faut être sacrément joueur et un brin sarcastique pour se nommer Das Simple quand on fait une musique aussi alambiquée. Joueur à tous les niveaux. Dans l'esprit et dans le corps. Car cet album regorge d'un plaisir évident de jouer, de tirer de son instrument respectif de quoi s'éclater, sans se soucier des limites et des genres.

Ca commence par ce chant bizarre, langue inconnue qui n'en rappelle qu'une, celle pratiquée par Le Singe Blanc. Et du Singe Blanc descend de nombreuses similitudes. L'amour du rythme, de la basse sur le devant sauf que chez Das Simple, il n'y en a qu'une mais elle est de taille. Le fait que Julius à la fuzz bass soit le compositeur principal (cinq morceaux sur huit) explique peut-être ce penchant. Il aurait tort de s'en priver. Das Simple aime quand ça groove, quand ça cogne et la basse est clairement l'instrument d'où sont tirées les plus mémorables salves.

Das Simple aime aussi les plans progressifs et psychédéliques et mélanger l'improbable, mettre du noise-rock, des plans tordus mais aussi des moments ambiants un poil inquiétant. On sait toujours comment ça commence mais jamais comment ça va finir et encore moins de quoi sera fait le milieu. Et le début du morceau suivant est toujours une surprise. Mais PAS comme Mr Bungle, non pitié, pas ce groupe. Das Simple avance en rang éclaté certes mais ne se disperse pas aux quatre vents, ne joue pas dans le registre loufoquerie boursouflée à grosse production. Le fond de commerce reste rock. Un rock transpercé de rythmes jazzcore qui ne sont pas mon pain quotidien mais qui ont l'avantage d'être aussi droits dans leur botte et percutants, de chants aux intonations très variés, type sampler humain (copyright Kourgane) et d'interventions à la guitare tout aussi diverses, entre le tranchant et le solo qui ne se prend pas au sérieux. [...]

Avec un enregistrement signé Nicolas Dick (Kill The Thrill) et un artwork qui interpelle (signé Yasmine Blum), ce premier album de Das Simple, des Marseillais qui n'ont rien d'Allemands (encore une feinte du nom) possède tout de même pas mal d'atouts qui pourraient s'avérer autrement gagnants dans le futur.

[Original article]
↑Jump back a section

Positive Rage [fr]

Ces amateurs de Zappa et de rock libre semblent avoir tout compris des musiques déviantes. En un an d'existence, ces français nous pondent un album parfaitement maîtrisé dans lequel se croise toute l'histoire des musiques barrées ! C'est vrai, ça fait beaucoup. Mais c'est surtout Zappa qui se prend un méchant coup de vieux. La faute à une bonne dose de noise venant à bout des élucubrations les plus progressives.

Si le groupe risque d'en effrayer plus d'un, il n'hésite pas à revenir jouer avec des codes plus classiques, et je ne peux que lui en être reconnaissant. Au moment même où leur délire cosmiques commencent à me gaver, le quatuor retombe sur un merveilleux riff de guitare ou une ligne de basse irrésistible, titillant autant les règles noise d'un Jesus Lizard que les ambiances hallucinatoires d'un Pink Floyd. N'y aurait-il pas du Tomahawk dans tout ça ? Du Fantômas plutôt ! Peut-être mais Das Simple est impossible à rattacher directement à ses pères. On y entend tour à tour>Meshuggah, Mike Patton, Le Singe Blanc, King Krimson ou tant d'autres… Je vous l'ai dit, Das Simple revisite toute l'histoire des musiques déviantes en huit titres.

A boire et à manger, et le pétard qui va avec. A force, c'est vrai qu'on n'est pas loin de l'indigestion, surtout au vu de l'influence prog assez pesante, mais impossible de jeter cet album et son dossier de presse improbable (la présentation du parcours de chaque membre, avec sa photo, est un peu rude pour moi)… Non, ne jetons rien ! Car ces gars ont des doigts d'or. La force de certains riff rachètent à eux seuls tout excès. Cette maîtrise des codes classiques, qui arrivent à point nommé, permet aux groupes de repartir de plus belle sur ses divagations, sans pour autant nous achever. Ces mecs ont beau être des putain de fans de rock progressif (et de musiques improvisées), amateurs des mélanges contre-nature entre le rock et le jazz, ils nous gardent tout de même en haleine grâce à cette maîtrise incroyable, ce son massif (Nicolas Dick, évidemment), et ces quelques touches de génie.

[Original article]
↑Jump back a section

Shoot me Again [fr]

DAS SIMPLE … voilà qui est vite dit ! Parce qu’en réalité avec les Marseillais, ce n’est pas si évident que cela ! D’abord, il faut entrer dans leur univers. Tsla fera de suite le tri. Entre délire halluciné et grand bordel fourre-tout, le disque transgresse tous les codes.

Dès qu’on suppose avoir compris où DAS SIMPLE veut en venir, on se ramasse une veste et ça repart dans une tout autre direction. Pire qu’un gosse hyperkinétique, DAS SIMPLE est insaisissable. Le groupe ne tient pas en place et est capable de passer d’une Noise soyeuse à un Free-Jazz sans oublier des versants Sludge ou Métal voire des semblants de Pop. Ne parlons même pas du chant qui maîtrisé est lui aussi capable d’extrêmes comme la clarté, la logorrhée ou le silence.

Même si on a connu des albums plus abstraits, ces rejetons de MR BUNGLE donneront des nuits blanches à ceux qui écouteront celui-ci. Au début on rigole, il est vrai. On s’amuse de tous ces délires… mais à la longue, au bout de 8 titres, les yeux rouges et exorbités, on n’a toujours pas compris ce qu’il venait de se jouer. Derrière tous les obstacles que le groupe s’évertue à faire surgir, DAS SIMPLE maintient une ligne de conduite qui souligne la cohérence. Évidemment tout cela a des allures de dispersement mais derrière ce chaos, on retrouve une volonté commune de bousculer, de transgresser. Et ce sont ces transgressions perpétuelles qui déstabilisent justement. Le manque de repères affirmés et solides déconcerte nos habitudes.

Une audace musicale qui nécessitera une énorme dose d’ouverture d’esprit et de remise en question pour s’y investir. Enregistré par Nicolas Dick (KILL THE THRILL ), cet album éponyme bénéficie d’un son à la hauteur de son concept. Précis mais loin des prétentions inutiles et démonstratives. Un disque qui vous attaque de face et de toutes parts en même temps. Il ne laisse rien voir venir si ce n’est le doute. Pas celui de la qualité de l’œuvre mais de soi et de ses références.

[Original article]
↑Jump back a section

HartZine [fr]

Groupe français dont le MySpace le définit comme issu de Dubaï et du Vatican, et qui se présente comme oeuvrant dans une veine « Chanson allemande / Religieux / Tropicale », Das Simple officie en fait dans un créneau noise puissant et agité. On ne s’en étonne guère, Nicolas Dick de Kill The Thrill étant à la production, et le quatuor insuffle à cet univers mouvementé une folie vocale et rythmique semblable à celle des Messins le Singe blanc.

On oscille entre force débridée, sur l’inaugural Tsla, et relatives accalmies auxquelles succèdent de véritables coups de boutoirs instrumentaux (Tales of The Galactic Serpent (Part 1)), et l’ensemble s’avère probant, malgré la présence de guitares évoquant très brièvement le courant néo. Les plages massives (All The Nice Things You Can Buy In Dubaï) côtoient les envols d’une section basse-batterie impulsive, qui n’hésite jamais à s’emballer pour ensuite retomber, le tout de façon parfois déroutante mais ajustée, la voix faisant de même, souvent au sein d’un seul et même morceau. Les moments de sérénité, telle l’intro de Dance N.5, qui s’en tiendra d’ailleurs jusqu’à sa fin à un climat lancinant et menaçant, assurent l’instable  équilibre de cet album exigeant, sauvage et hybride, et se voient suivis de morceaux à la Well Spotted à l’allant contagieux, dotés de dualités vocales bienvenues (Nimrod, If You Want To See I Follow The Bombolone). L’impact est toujours réfléchi, jamais gratuitement frontal, et Das Simple fait preuve d’ingéniosité dans les sons qui lézardent ses compositions, à l’instar de Das Model, défunts Lillois évoluant dans un esprit similaire bien que plus strictement noise.

Sur Tales Of The Galactic Serpent (Part 2), dont l’intitulé démontre les penchants de la formation pour un registre modérément sérieux, Ramon Kalifa et ses acolytes livrent la preuve d’une belle capacité à convaincre sur la durée, dans une atmosphère mélodique dont on sent qu’elle peut à tout moment imploser. Souple et intense, elle monte progressivement en puissance mais reste dans la retenue pour prendre fin sur des notes apaisées. Puis Plesim, d’un format lui aussi étendu, impose un tempo lourd, taillé dans une sorte de post-hardcore noisy et déjanté.

Exigeant, puissant mais réfléchi, ce premier long jet n’en est pas moins bien ficelé, intéressant du début à la fin. [...] Das Simple, déjà aguerri mais encore perfectible, s’inscrit désormais de façon légitime dans la catégorie des possibles futures pointures du genre.

[Original article]
↑Jump back a section

Metalorgie [fr]

Das Simple, ça commence comme une grosse blague. Des mecs en provenance de Dubaï et du Vatican qui donnent dans la chanson allemande et religieuse. Sur scène, les (en réalité) marseillais jouent le jeu à fond, et restent cet animal fantastique et énigmatique aux multiples têtes. Du cauchemar en barre !

Ce premier album au visuel tentaculaire signé Yasmine Blum, se paie également notre tête, un peu comme si quelqu'un vous faisiez une plaisanterie de type delirium tremens en boucle, et que vous tombiez stupidement dans le panneau à chaque fois sans la moindre hésitation. C'est bien là le propos de Das Simple, celui de ne jamais rester en place, de prendre systématiquement la tangente, comme un serpent maléfique recouvert de mucus luisant. Malgré leur relative longueur, les morceaux conservent ainsi un caractère insaisissable et ne se font prier à aucun moment pour passer d'un metal venimeux, à une noise décadente pour finalement atterrir sur des terrains furieusement rock'n roll, et cela, avec de multiples variations de rythmes. La versatilité touche littéralement toutes les strates de la musique de Das Simple, mais c'est sans aucun doute les chants, entre vocalises claires ("Dance N.5") et débits inquiétants issus d'un langage inhumain ("TSLA"), qui donnent leurs couleurs aux 8 morceaux. Il y a pourtant un dénominateur commun primordial à tout cela, quelque chose qui fait que quelque soit le moment, on sait que ce sont toujours les mêmes derrière les instruments. Il y a bien sûr ce climat général éminemment troublant, obscur et cintré mais aussi (et surtout) ce jeu de basse impressionnant, très rythmique, qui nous revient inexorablement en pleine figure comme un stimulus électrique. [...]

Das Simple, ça commence comme une grosse blague, mais à la fin, plus grand monde ne rigole. C'est l'heure de se regarder en coin et de se compter les ecchymoses.

[Original article]
↑Jump back a section

French Metal [fr]

[...] Et donc Das Simple se dit délivrer une musique iconoclaste. Et en tant que petit fils d'Arzhugrall, et iconoclaste de premier ordre, je ne peux qu'approuver cette auto-remarque du groupe. Car en effet la musique de Das Simple bouscule les coutumes et tire un trait sur les choses musicales établies.
Dans cet espace reservé, Das Simple se plait a balancer une musique qui reste plus rock dans son ensemble que pur metal, évidemment, mais une musique qui se consomme avec un minimum d'attention...

Un minimum d'attention parce que partant dans des trips très planants, très aériens, la musique de ce cd se retrouve vite à explorer des délires psychosés par des guitares très distordues, saccadées et nauséeuses dans un sens non péjoratif. C'est l'état d'esprit qui se manifeste immédiatement dès les premiers morceaux « Tsla » ou encore « Tales of the galactic serpent ». On a l'impression que c'est du grand n'importe quoi au départ, mais petit à petit on s'aperçoit que ce grand chambardement est finalement ordonné et que la folie musicale de Das Simple même si elle n'est pas si « SIM-POLE » que ça, a tout de même une cohérence bigrement intelligente. Ce n'est pas une musique où tout le monde y trouve son compte, loin de là, mais on fait face sans doute à des amateurs de Fantômas, (pas le film, hein ? Le groupe de Patton) ou encore un truc à la Melvins... Et quand on lit que les membres sont du style à improviser, à se complaire dans le post-rock ou encore le jazz, ça ne m'étonne pas du tout, parce que ce genre d'atmosphères et d'ambiances se retrouve largement au travers de tout cet album. J'ai une grande préférence pour « All the nice things you can buy in Dubai » pour son côté proche de Mr Bungle, son côté rock très « Rolling Stones » par moment....

On sent bien que les gens de Das Simple savent jouer, mais ils ne peuvent s'empêcher de partir dans des fresques musicales improbables toujours en dérapage contrôlé, mais en dérapage quand même tel le titre « Coloured food tastes good ». un titre qui se veut rock, assez agressif mais qui nous plonge dans une hypnose ravageuse que j'apprécie beaucoup également.

Dans l'absolu, et dans toutes ces explorations, il ressort quand même une chose commune à tout ça, c'est que l'univers stoner, un peu old school rock, années 70's, très libertin et pas hippie mais presque, revient un petit peu sur tout les morceaux. Notamment grâce à la manière de jouer des guitares, mais surtout au son de celles-ci. On notera également , même s'il arrive qu'il n'y en ait que peu sur les chansons, le gros travail vocal de Ramon Kalifa, qui arrive à prendre des colorations extrêmes et variées.
Retenir un titre est très difficile, parce que ça part vraiment dans tous les sens, « Nimrod, if you want to see.... » est une véritable orgie, une effervescence de joie incontrôlée qui se propage le long de nos oreilles.

Avec tout ceci, on nous sert un visuel complètement décalé avec notre réalité, mais en adéquation totale avec la musique de Das Simple. Un visuel créé si j'ai bien compris par Yasmin Blum qui semble vraiment mettre sur feuille la représentation des notes de musique de ce groupe. Mais l'aventure ne s'arrête pas là, puisqu'en concert on profite également de projections visuelles de Sofiski qui viennent enfoncer le clou (du spectacle). En gros Das Simple est un univers complet pour l'ouie, la vue.... Il ne manque que le goût l'odorat et le toucher et le tour est fait.

Certainement que du monde trouvera ça bidon et sans intérêt,et détestera, il faut en être sûr, mais l'audace musicale et le talent psychédélique de Das Simple, m'a attiré, parce que je suis aussi très ouvert d'esprit. En même temps, si l'on prend un peu de folie à la Devin Townsend Project, mixée avec du Fantomas, ou du Melvins, où la partie improvisation déguisée vient occuper une large part du délire de Das Simple, on découvre un album composé de huit titres. Un album au son impeccable, tellement loin de nos références, de nos critères metalliques, il est vrai. Mais si personne ne s'aventurait à des endroits inexplorés, on croirait encore que le Terre n'est pas ronde..... Alors mes frères, entrons sur cette planète inconnue qu'est Das Simple et tentons de parlementer avec leur autochtones de membres.....

[Original article]
↑Jump back a section

MTUK Metal 'Zine [en]

The rather odd artwork adorning their promo disc should have immediately sent alarm bells ringing in my battered lugs seeing as it depicts some naked man who is spewing suckered tentacles from his mouth, though the guy has very little recognisable features. Aside of that fact the rest of this CD just gets weirder. Bands of the mathcore sub-genre spend most their time packing as much as they can into each song without ever referring to some sort of template that I know of. The chaotic and dissonant nature of Das Simple’s songs fit this description perfectly, and hailing from France means they’re just plain weird anyway.

Their opener of "TSLA" has strange disconcerting and incoherent noises that develop into a frenetic and discordant racket that is devoid of pattern and prefers to throw as many hooks, beats, riffs, and leads into their jazzy hotpot as they can possibly fit in it. The mid section has a slight repeating pattern in a way that Dillinger Escape Plan produces within their songs. “Tales Of The Galactic Serpent (Part 1)” has an inauspicious and distinctly timid beginning that progresses to a slow dirge and backing bass rhythm. The whispering clean vocals are like someone standing next to you but you can’t quite work out what’s being said as the track is less manic but no less chaotic.

Pinpointing specific band references or influences is difficult in this genre as each has their own identifiable traits which is why mathcore is described as it is. The band is not as heavy as say Psyopus or Ion Dissonance nor are they as mainstream as say Misery Signals but probably sit somewhere in between if anywhere at all. “Coloured Food Tastes Good” offers a tune you can really get into with its repeating bass and drum lines but the increasing aggressive tendencies on the guitar work weave their warped way through the rhythm as though they’re just sneering or laughing at you, I couldn’t work out which. The bizarrely repeated lyrics of “This Is The Shit”… “Where Can I Get It Now” has an upbeat indie rock like feel with a deluge of guitar effects and inflections that are also used on “Nimrod, If You Want To See I Follow The Bombolone” (research on this word reveals it may have as many uses as the word fuck).

The much longer part 2 of “Tales Of The Galactic Serpent” has the band seemingly warming up their instruments like an orchestra does when tuning up all playing totally different things. As the song progresses the jazz touches come to full fruition here creating an increasingly complex time signature yet the track still retains an element of enjoyment. The song switches to a half blast momentarily as the guitar lulls to a gentle strum and the bass takes on the manic mode for its foray into musical madness. The closing track “Plesim” has some thoroughly dense bass work as the song has a bass solo like appeal very similar to what Cliff Burton did on “(Anaesthesia) Pulling Teeth” from “Kill ‘Em All”. The rest of the musicians are doing their best to bolster to bass fury with injections of manic guitar riffing and discordant drumming.

An album of musical lunacy to either send you to the nuthouse or have you riveted by their frenzied aural craziness.

[Original article]
↑Jump back a section

Concreteweb [en]

Hard to believe this quartet consisting of Julius (fuzz bass), Z (drums), Arnalux (guitar) and Ramon Kalifa (guitar, vocals) is based in Marseille, France...because they don't sound French at all!

Founded in 2008, the guys set about spreading their peculiar hybridisation of balsy Noize Rock, Psychedelica, and Punkified Jazz and by goodness, what they bring on their debut full-length is one serious MF'ing calling card! The thing is, they bring things in a very varied way, at one moment sounding chaotic-like-hell (but obviously with underlaying if indeed complex melodies) in a Melt Banana way, and acidic vocals to boot. At some moments the mood is calmer and instrumental, and reminiscent of Prog greats like King Crimson and even Frank Zappa. At other moments the pumping bass and strong vocal stylings remind you of the freaky stylings Nomeansno. And some reviewers even hear influences fromthe likes of Shellac (okay, check!), Dazzling Killmen (cannot confirm – still have to hear that band for the first time, I'm afraid), Godheadsilo (same remark), Mr. Bungle, Meshuggah, and then some (including Kourgane, Singe Blanc mixed with Rope, Trout Mask Replica, Tomahawk, Chevreuil, Zëro, Cheval De Frise, Don Caballero, Fantomas, Melvins...) ...but eventually what all comes down to, is that Das Simple has just given us a far-from-simple yet incredibly exciting debut album, and we can only hope that their future material will evolve along the same lines! [...]

[Original article]
↑Jump back a section

Caleidoscoop [nl]

“Oh da’s simpel”, roepen mensen nog wel eens als een ander met een probleem/vraag zit. Hoe goed bedoeld ook, het devalueert de vraagsteller een beetje tot een oen. En soms zijn zaken die simpel lijken helemaal niet zo eenvoudig als ze in aanvang lijken.

Neem nou de band Das Simple met hun cd Das Simple. Simpeler kan het niet zou je zeggen. Het eerste wat je hoort als je de cd opzet, is een behoorlijk complexe bak herrie met pompende bassen, piepende gitaren, uitzinnige Engelstalige zang en waanzinnige tempowisselingen. Je wordt qua associaties meteen richting een band als Unsane gedreven, maar dan met de complexiteit van Ruins en de energie en prettige gestoordheid van Melt Banana.

Een alles behalve Franse sound kan je gerust stellen. Toch komt het in 2008 opgerichte kwartet bestaande uit Julius (“fuzz” bas), Z (drums), Arnalux (gitaar) en Ramon Kalifa (gitaar, zang) gewoon uit Marseille. De muzikale ideeën komen voort uit het complexe brein van Julius en de teksten uit die van Ramon. Een gouden, maar niet bepaald gemakkelijke combinatie zo blijkt. Ze hebben zich dan ook tot doel gesteld een mix te maken van gespierde noise rock en punkachtige jazz, die heilige huisjes omver moet schoppen.

Nou dat lukt aardig. Na de eerder beschreven opening van de cd brengen ze uiteenlopende, doch veelal harde stukken ten gehore. Door de pompende bassen, de soms staccato ritmes en de krachtige zang moet je nog wel eens denken aan Nomeansno en Godheadsilo. Op de meer inventieve en complexe momenten gaan je gedachten wisselend uit naar Don Caballero, King Crimson en Zappa. Maar ook Dazzling Killmen, Shellac, Mr. Bungle, Chevreuil, Cheval De Frise en Zëro passeren de revue. De zang is soms heel hard en soms juist weer harmonieus en uitbundig, maar altijd net als de muziek superdynamisch, gevarieerd en energiek. Geniaal, zo simpel is dat.

door Jan Willem Broek

[Original article]
↑Jump back a section

Live Reviews

Metalorgie [fr]

Das Simple + Sabot @ La Machine à Coudre

[...] C'est Das Simple, groupe marseillais que je connais uniquement de part son imagerie loufoque de très "bon goût", qui ouvre. Sur scène il y a un gros pape en lunette de soleil qui grommelle et éructe, des mecs en combinaisons blanches façon Mike Patton et d'autres types même pas déguisés, mais dont la gueule suffit amplement à faire de Das Simple un truc que tu ne vois pas tous les jours. Musicalement parlant, ça part dans tous les sens. Du fracas noise rock sur-vitaminé jusqu'au psychédélisme enfumé en passant par des parties lyriques et ambiancées, et cela au sein d'un même morceau. Nos Mr. Bungle à nous ? Pourquoi pas. Sur la globalité j'ai trouvé qu'une paire de morceaux surclassaient largement tous les autres. Peut être les derniers composés ? Quoi qu'il en soit, lorsque Das Simple est a son top niveau, avec une assise rythmique basse/batterie bouillonnante et des guitares survoltées réellement originales, ça le fait complètement bien. A revoir lorsqu'il fera un peu moins de 40°C à La Machine à Coudre. [...]

[Original article]
↑Jump back a section

Télérama (TT) [fr]

Das Simple + Blurt @ Festival MIMI

Post-rock, improvisée, foisonnante, la musique de Das Simple semble avoir tété aux bonnes mamelles... Une voix à la Jello Biafra (celle de Ramon Kalifa), des envolées collectives façon Mothers of Invention, une urgence qui rappelle le fugitif Doctor Nerve, le tout porté par une qualité technique bluffante.

Formé par quatre musiciens gravitant dans la mouvance artistique marseillaise, Das Simple tourne de plus en plus, en France comme à l’étranger. En amont de son concert sur l’une des îles du Frioul, le festival Mimi a accueilli le groupe pour une résidence de création.

[Original article]
↑Jump back a section

Heavy Mental [fr]

Das Simple + Linandy + Chaos.ET.Sexual @ La Triperie

Les DAS SIMPLE prennent la suite alors que je pensais naïvement qu’ils allaient jouer en dernier, comme les stars qu’ils mériteraient d’être enfin. Ce groupe de Marseille est trop injustement méconnu voire largement sous-estimé alors qu’il est l’un des tout meilleurs dans sa catégorie. Sa catégorie ? OK, j’arrête tout de suite les frais parce que la musique de Das Simple ne ressemble à rien d’autre si ce n’est à du Das Simple et ça c’est déjà un énorme compliment.
Noise tribale, metal fulgurant, math core déviant, prog psychotique… on ne viendra jamais à bout de tous les qualificatifs imaginables pour décrire une musique dont la seule constante est d’aller vraiment loin dans le délire sismique et le paroxysme sidéral tout en affichant une maîtrise parfaite et imparable. Peut être que ces quatre garçons sont des grands malades sans pitié mais ils sont surtout dotés d’une clairvoyance d’un niveau supérieur que, si j’étais un brin superstitieux et obscurantiste, je qualifierais volontiers de démoniaque. La grande classe, vraiment.

Au passage, Das Simple est en train d’accoucher de son deuxième album dans la douleur - on peut espérer une sortie pour début 2013 - et les nouveaux titres que le groupe a joués ce soir ne laissent présager que du meilleur… C’est que le premier disque, un album sans titre et uniquement publié en CD, tout aussi excellent qu’il soit, commence à dater et ne suffit plus à étancher ma soif de dérèglements musicaux.

[Original article]
↑Jump back a section

Live In Marseille [fr]

Das Simple + Body Head (Kim Gordon) @ Akwaba

En version quatuor improbable, batterie, basse et deux guitares - imaginez Raoul Duke, short de bain, marcel, chaussettes remontées à mi mollets, chapeau vissé sur la tête et lunettes de soleil, partageant la scène avec Sepultura (le bassiste) sous le regard figé d'un petit chien empaillé (en peluche peut-être, on aimerait mieux)... - Das Simple livre un spectacle musclé, noisy, un ultra métal ironique et décadent, au volume insoutenable.

Das Simple brouille les pistes et bouscule les attentes, alternant les passages rock distordus, les envolées psychédéliques et les attaques métalliques avec une audace et une énergie presque épuisantes. Même les accalmies sont trompeuses... c'est que çà finit toujours par dégénérer !!

Le groupe enchaîne les combinaisons, duo basse batterie robuste et saccadé, solo de basse ahurissant, dialogue entre les guitares, le tout ponctué de chants, cris et temps morts savamment orchestrés, avec une bonne dose d’humour et d’autodérision.

Un concert de Das Simple, pour les non-avertis, c'est comme écouter du free jazz mais en puissante version noise/métal. Cà pourrait être du grand n’importe quoi. On ne sait pas à quoi s'attendre. On appréhende la tournure que vont prendre les évènements. On ne sait plus trop qui suit qui, qui mène quoi, mais on se rend bien compte que les musiciens sont brillants, que tout est hyper maîtrisé et que l'à peu près n'existe tout bonnement pas chez eux. Ajoutez à cela une puissance sonore extrême... et vous comprendrez pourquoi mon cerveau est entré en résonance et j'ai manqué de m'évanouir (véridique!). "In girum imus nocte et consumimur igni”, j’ai été consumée par le feu.

[Original article]
↑Jump back a section

Connect

Email

Networks